Stress, épuisement, burn-out, dépression… tous dans le même sac ?

Le stress est une réponse physiologique déclenchée par l’organisme face à une menace réelle ou imaginaire, physique ou psychologique. Le stress chronique quant à lui est un état de stress prolongé et constant ayant diverses conséquences sur la santé physique et mentale. L’épuisement résulte d’un état de fatigue, plus ou moins intense, préalable (ou non) au burn-out, celui ci qui illustre un mécanisme de protection physiologique suite à un état de stress chronique prolongé. Michel Delbrouck distingue 4 stades d’épuisement dont les deux derniers relèvent du burn-out (cf vidéo ci dessous : 19:50′ – 22:40′) : stade = 1 stress normal ; stade 2 = stress chronique et épuisement léger ; stade 3 = épuisement modéré ; stade 4 = épuisement sévère ou burn-out.

La dépression, quant à elle, est une maladie psychique affectant l’humeur de manière négative. Elle distingue du burn-out et de l’épuisement notamment car le burn-out est lié à un environnement spécifique (professionnel, familial, parental) contrairement à la dépression qui touche l’ensemble des sphères de l’individu. Les ressources sont plus nombreuses chez une personne en épuisement qu’en dépression : des conversations, des activités ressourçantes sont possibles, tant que cela ne renvoie pas à l’environnement précis ayant provoqué l’épuisement. La source du burn-out est physiologique (production de cortisol jusqu’à l’intoxication du corps) tandis que la source de la dépression est psychique et hormonale. Vous êtes en épuisement ? Vous êtes en réalité intoxiqué.e…

En résumé, une personne en épuisement professionnel peut rester dynamique et positive dans la sphère familiale ou dans ses loisirs. A l’inverse, une personne en épuisement parental peut trouver refuge dans le monde professionnel… Pour une personne en dépression, c’est l’ensemble des activités qui se teintent d’émotions plus négatives.

Pourquoi tant d’épuisement aujourd’hui ?

On distingue trois niveaux de facteurs contribuant à l’épuisement des individus :

  • D’une part, le contexte sociétal, notamment cette société dite « liquide » (Bauman 1990) : érosion des institutions sociales fédératrices et montée de l’individualisme. Ceci couplé à la pression à la performance et à la réussite, flux incessants d’informations mondialisées, digitalisation croissante, …  
  • D’autre part, des facteurs liés à l’organisation du travail : directives de travail contradictoires, surcharge de travail, hyperconnectivité, manque de support social, manque de reconnaissance, …
  • Enfin, les personnes plus perfectionnistes et idéalistes illustrent les profils particulièrement touchés par les facteurs cités ci-dessus (cf vidéo M. Delbrouck : 11:24′ – 14:53′)

Comment réduire les risques d’épuisement ?

Outre toutes les mesures liées au bien-être au travail, Michel Le Van Quyen insiste sur la nécessité s’offrir des bulles mentales, sans stimuli, afin de régénérer notre cerveau (voir notre article). Ces bulles peuvent prendre la forme d’activités manuelles, de pauses respiratoires, de moments de relaxation, d’écoute de musique, etc.

Des recherches, notamment en France, démontrent que la présence de plantes voire d’un jardin au sein de l’entreprise augmente la vigueur des employé.e.s, réduit le stress et réduit la sensation de douleur psycho-somatique (mal de dos, cervicales, épaules,…) (Bernez 2017). Le contact visuel avec des fleurs, des plantes vertes et des matériaux en bois a des effets positifs sur les activités cérébrales et nerveuses (Jo 2019). L’accès ou la présence d’éléments naturels sur le lieu de travail augmenterait la créativité et stimulerait les idées innovantes, essentielles pour résoudre des problèmes complexes (Université d’Exeter et de la Royal Horticultural Society (2020)). De plus, la présence d’un jardin offre un espace propice aux discussions informelles et au partage de l’information. (Bernez 2017).

Vous n’avez pas l’espace adéquat ? Vue sur un mur de brique ? Rien de grave : la visualisation de photos, des images 3D, des vidéos de paysages naturels, entraînent également la détente des employé.e.s (Jo 2019).

Vous nous voyez venir, la nature, permettant en soi la relaxation et l’apaisement, constitue d’excellentes bulles mentales, outils de réduction du stress, même en entreprise ! Envie de découvrir des techniques ou outils ? Réservez votre journée en équipe au jardin pour vous offrir une bulle d’air et profiter le temps d’une journée des bienfaits de l’environnement naturel ! Vous désirez aller plus loin ? Réservez votre mise au vert ou contactez nous pour mettre de la nature dans votre entreprise !


Envie d’aller plus loin ?

Université d’Exeter et de la Royal Horticultural Society (2020) Spending time in the garden linked to better health and wellbeing : https://news-archive.exeter.ac.uk/research/articles/spendingtimeinthegardenli.html

Bernez, L. et al. (2017). Jardin thérapeutique, outil de prévention du burnout. Psychol. https://doi.org/10.1016/j.psfr.2017.02.001

Bauman Z. (2000). Liquid Modernity, Polity Press
https://www.radiofrance.fr/franceculture/nous-vivons-dans-une-societe-liquide-9384284

Jo, H., Song, C., & Miyazaki, Y. (2019). Physiological Benefits of Viewing Nature: A Systematic Review of Indoor Experiments. International journal of environmental research and public health, 16(23), 4739. https://doi.org/10.3390/ijerph16234739

Michel Delbrouck (dir.)  (2021) « Comment traiter le burn-out ? Syndrome d’épuisement professionnel, stress chronique et traumatisme psychique », dans Carrefour des psychothérapies, De Boeck Supérieur.

Ou différents expériences en entreprise :

https://www.medistory-nord.org/bien-etre-travail/espaces-verts

https://www.elior-services.fr/nos-actualites/confort-utilisateurs/benefices-plantes-espaces-travail

https://beeodiversity.com/fr/les-bienfaits-de-la-nature-sur-la-productivite-et-le-bien-etre-au-travail

Stress et épuisement professionnel : focus nature !

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